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	<description>clever seaweeds - gwirvezhin</description>
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		<title>Algues vertes et pistes vertes</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 12:51:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le sujet est brûlant, et occupe la une des journaux, enfin juste en dessous d&#8217;une crise financière ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le sujet est brûlant, et occupe la une des journaux, enfin juste en dessous d&#8217;une crise financière mondiale sans précédents&#8230;</p>
<p>On peut lire à peu près tout sur le sujet, souvent dans l&#8217;extrême. Nous avons été sollicités pour formaliser un autre point de vue, mais surtout esquisser des pistes de solutions. Le produit de cette réflexion est consigné dans le document ci dessous.</p>
<p>Co-rédigé avec le CEVA, nous proposons ici une lecture technique et dépassionnée du phénomène, qui nous amène à examiner le cycle local de l&#8217;azote, puis à envisager les possibilités offertes par la culture d&#8217;algues pour enrayer l&#8217;emballement de ce cycle.</p>
<p><a href="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/08/Approche-Marees-Vertes_aleor-CEVA.pdf"><img class="alignleft size-full wp-image-1701" title="aleor_marees_vertes_mini" src="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/08/aleor_marees_vertes_mini.png" alt="" width="200" height="155" /></a></p>
<p><a class="icon_text icon_download" href="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/08/Approche-Marees-Vertes_aleor-CEVA.pdf">téléchargez le document</a></p>
<p>Bonne lecture !</p>
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		<title>Oh, label BIO !</title>
		<link>http://aleor.eu/2011/06/le-label-bio-pour-les-algues-marines-quen-attendre/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 15:09:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 5 août 2009, la commission européenne adoptait le règlement n°710/2009 (accessible ici), donnant les critères d&#8217;éligibilité ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 août 2009, la commission européenne adoptait le règlement n°710/2009 (accessible <a href="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/06/version-FR-finale-710-2009.pdf">ici</a>), donnant les critères d&#8217;éligibilité des algues au label BIO.</p>
<p>Ce règlement donne le cadre, mais pour qu&#8217;il ait pu être appliqué en France, et qu&#8217;une entreprise française ait pu commercialiser des algues labélisées BIO, il a fallu que l&#8217;INAO établisse un cahier de lecture précisant les critères sur les milieux, produits et méthodes à contrôler par les organismes certificateurs (OC) permettant cette labélisation en France, en coordination avec ces derniers, mais aussi les entreprises et organisations professionnelles, les agences de l&#8217;eau et autres institutions de surveillance du littoral.</p>
<p><a href="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/06/CERTALEOR20592.pdf"><img class="alignleft size-full wp-image-1673" title="aleor certificat bio algues bio" src="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/06/aleor-certificat-bio-algues-bio.jpg" alt="" width="150" height="213" /></a>Cela a pris 20 mois, 20 mois durant lesquels nous avons vécu les vicissitudes administratives malheureusement classiques, nous avons été amenés à fournir des éléments bancals en réponse à des questions ineptes, à nous substituer aux organismes publics pour fournir certains éléments objectifs, avons assuré les navettes entre les différents services concernés, enfin pas trop concernés&#8230; mais là n&#8217;est pas le sujet. En effet, 20 mois plus tard, aleor reçoit un des premiers certificats attribués en France pour la production d&#8217;algues marines labélisées BIO (certificat accessible <a href="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/06/CERTALEOR20592.pdf">ici</a>).</p>
<p>Tout est bien qui finit bien ? Ce label, maintenant opérationnel, pose pourtant questions, je vous propose à mon tour un petit guide de lecture.</p>
<h2>L&#8217;esprit du BIO, de la BIO, des BIO ?</h2>
<p>Dites plutôt l&#8217;esprit de LA BIO, comme les initiés&#8230; Il s&#8217;agit de contrôler les intrants volontaires et involontaires pour les matières premières alimentaires cultivées ou élevées. Le label a été créé en réaction à l&#8217;augmentation des quantités de produits chimiques auxquelles sont exposés les aliments avant qu&#8217;ils n&#8217;arrivent dans nos assiettes.</p>
<p>Qu&#8217;ils soient utilisés volontairement (insecticides, pesticides, engrais, conservateurs, colorants, etc.) ou involontairement (par contact avec les conditionnements, les machines ou durant le transport par exemple) seuls certains composés sont autorisés à croiser le chemin de nos aliments en devenir pour qu&#8217;ils méritent le précieux macaron, et par là même l&#8217;accès aux rayonnages spécialisés de nos magasins, ou aux rayonnages de nos magasins spécialisés. Ces espaces nous vendent en plus des produits, et parfois à prix d&#8217;or, une garantie de virginité chimique, et donc dans nos esprits, un certain gage d&#8217;innocuité.</p>
<p>Cette garantie a très vite pris un indéniable poids commercial, et toute industrie alimentaire a désormais deux segments, le classique qui ne dit pas son nom, et le &laquo;&nbsp;BIO&nbsp;&raquo;. Avec le temps et l&#8217;émergence des préoccupations environnementales, le BIO a pris un sens nouveau. De l&#8217;innocuité chimique de l&#8217;aliment pour le consommateur, on a glissé vers l&#8217;innocuité de la production de l&#8217;aliment pour l&#8217;environnement. BIO, c&#8217;est donc autant dans l&#8217;esprit du consommateur une virginité chimique, qu&#8217;une garantie de respect de l&#8217;environnement dans les modes de production.</p>
<p>Or le label n&#8217;a pas été conçu pour cela, les conceptions se chevauchent, ou plutôt se surajoutent,sans réelle cohérence. Je suis sûr que cela vous choque de voir qu&#8217;un haricot vert importé par avion réfrigéré du Sénégal peut être BIO, pourtant cela répond entièrement à la première définition du label, mois, à celle que l&#8217;on s&#8217;en fait aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Et quand en plus il s&#8217;agit d&#8217;appliquer ce concept double aux produits marins, alors qu&#8217;il a été conçu pour les productions terrestres, on frise le contre-sens. Inscrivez le tout dans une gouvernance administrative floue, et voilà, on commence à approcher ce qu&#8217;est le BIO pour les algues marines.</p>
<h2>Contrôler la composition d&#8217;un espace ouvert, a priori je le peux a posteriori</h2>
<p>Première contradiction pour les algues, la plus évidente : comment peut-on se targuer de contrôler la composition de l&#8217;eau de mer à un endroit précis ? Sur nos côtes, nous vivons des marées de 10 mètres d&#8217;amplitude, et des courants de plus de 6 noeuds 4 fois par jour. L&#8217;eau de nos littoraux est à chaque instant le résultats de mélanges, brassages, marées, affluants et influences très complexes. Alors, si je peux produire un historique qui prouve que sa composition est bonne et l&#8217;a été, je ne peux pas prouver qu&#8217;il en sera de même demain. Je ne maîtrise pas les intrants du milieu que j&#8217;exploite.</p>
<p>Corollaire intéressant : la période de conversion. Pour les cultures terrestres, cela correspond au temps jugé nécessaire pour que la terre dans laquelle on cultive se soit débarrassée des traces de traitements chimiques appliqués avant la conversion au BIO. Il est estimé à 3 ans, 3 années durant lesquelles le cultivateur doit se plier aux méthodes BIO, sans pouvoir commercialiser ses produits sous le label BIO. Ce point est souvent bloquant et explique la réticence de beaucoup d&#8217;agriculteurs à se &laquo;&nbsp;convertir&nbsp;&raquo;.</p>
<p>On m&#8217;a posé la question pour la mer : &laquo;&nbsp;Quelle période vous semblerait pertinente pour une conversion en mer ?&nbsp;&raquo;. J&#8217;ai répondu &laquo;&nbsp;Au grand maximum, 6 heures&nbsp;&raquo;. Bah oui, une demi marée. Inacceptable pour l&#8217;administration, ça ne ferait pas sérieux, pourtant l&#8217;argument est entendu, compris, accepté, alors ils ont tranché, ce sera 6 mois. Ca ne correspond à rien, mais c&#8217;est maintenant la règle. &laquo;&nbsp;Ne vous en faîtes pas, puisque la labélisation peut être rétroactive, et puisque les algues séchées se conservent, finalement, ça n&#8217;a aucun impact pour vous, ça ne fait que retarder vos ventes.&nbsp;&raquo;</p>
<p>C&#8217;est vrai. Mais alors à quoi bon, et ce genre de biais est-il bien dans l&#8217;esprit de LA BIO &#8230;</p>
<h2>Un référentiel pré existant construit pour tout autre chose est-il un référentiel ?</h2>
<p>Pour les autres critères, &laquo;&nbsp;bon état chimique&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;bon état écologique&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;classement conchylicole A ou B&nbsp;&raquo; de la zone candidate à la production BIO, ce sont des critères dont la pertinence pour les algues est souvent contestable. Quelques exemples.</p>
<p>La zone de production ou récolte doit être exempte d&#8217;algues vertes pour être éligible au BIO, critère déclassant pour le bon état écologique. Comment fait-on si l&#8217;on veut justement récolter des algues vertes, dont 3 espèces sont alimentaires ?</p>
<p>La zone doit être pauvre en nitrates, au risque d&#8217;être déclassée au titre des critères conchylicoles. Donc on doit cultiver ou récolter dans des zones pauvres en nutriments ? C&#8217;est un peu comme demander de cultiver des pommes de terre dans une zone pauvre en nutriments, et bien sûr sans pouvoir utiliser d&#8217;engrais afin qu&#8217;elles soient BIO.</p>
<p>Zone conchylicole A ou B ? Mais ce zonage n&#8217;a pas été réalisé sur l&#8217;ensemble du littoral, seulement sur les zones destinées aux activités conchylicoles. Donc on doit cultiver ou récolter des algues là où il est prévu et organisé de faire autre chose ?</p>
<p>La liste est malheureusement encore longue de ces petites incohérences, qui mises bout à bout font des critères d&#8217;éligibilité des zones au BIO un cadavre exquis tortueux et bancal.</p>
<h2>Et les aromates mettent leur grain de sel&#8230;</h2>
<p>Pour des raisons évidentes, l&#8217;exploitation des algues ne fait appel à aucun intrant en mer, et pour des raisons pratiques à aucun intrant à terre. Le travail en milieu marin amène de toute façon à être à cheval sur les matériaux en contact avec les denrées, non pas pour ne pas altérer les algues, mais pour ne pas altérer les matériaux. Inox, plastique alimentaire, céramique sont les seuls à permettre de travailler, alors le BIO n&#8217;a rien ajouté sur ce thème non plus.</p>
<p>Côté gestion durable de la ressource, un volet du bio nouveau, les rédacteurs se sont basés sur la législation en vigueur, donc il n&#8217;est pas plus contraignant de récolter en BIO qu&#8217;en&#8230; qu&#8217;en naturel en fait !</p>
<p>Le séchage ! Oui, de ce côté, on peut certainement espérer du BIO des règles différenciantes. 3 technologies coexistent en effet sur le marché des algues : Le séchage au combustible (gaz, kérosène, etc.), qu&#8217;il soit à flamme directe ou indirecte, et le séchage électrique. Dans le cas du séchage à flamme directe, la combustion se passe dans la même enceinte que les algues, dans le séchage à flamme indirecte la combustion chauffe l&#8217;enceinte dans laquelle sont les algues via un échangeur. La différence ? Les gaz de combustion. Dans le premier cas ils sont en contact avec les végétaux en séchage, pas dans le second. Les gaz de combustion peuvent contenir tout un tas de molécules plus ou moins amicales et dont le cocktail dépend du combustible, mais aussi des réglages des brûleurs, de l&#8217;entretien du système.</p>
<p>Le texte du règlement interdit le &laquo;&nbsp;direct flaming&nbsp;&raquo;, traduit en français par &laquo;&nbsp;flamme directe&nbsp;&raquo;, mais dans les deux cas, il est précisé entre parenthèses &laquo;&nbsp;pas de contact direct entre la flamme et le végétal à sécher&nbsp;&raquo;. Cette mention vise sans doute à exclure ceux qui utilisent un lance flamme directement sur des algues&#8230; Après enquête, les professionnels du séchage m&#8217;ont rassuré, de telles méthodes n&#8217;existent pas, et le &laquo;&nbsp;direct flaming&nbsp;&raquo; ou la &laquo;&nbsp;flamme directe&nbsp;&raquo;, n&#8217;ont jamais consisté en cela.</p>
<p>Mais alors à quoi bon ce texte ? Il s&#8217;agit d&#8217;un &laquo;&nbsp;compromis&nbsp;&raquo; de texte qui vide le label de son sens sur ce point encore. Première étape : certains experts disent qu&#8217;il faut interdire la flamme directe pour éviter que la matière séchée ne comporte des traces de gaz de combustion (rappelez-vous, contrôler les intrants, c&#8217;est ça le BIO). Deuxième étape : des lobbys industriels équipés de ce type de séchoirs (moins chers, plus vieux) demandent qu&#8217;une précision soit apportée pour n&#8217;interdire que les cas où le contact est direct avec la flamme (j&#8217;aurais adoré assister à la réunion qui a permis aux lobbyistes de définir la limite physique d&#8217;une flamme, et la notion de contact entre une flamme et un végétal&#8230;). Troisième étape, l&#8217;administration, sans doute peu au fait des termes industriels, s&#8217;exécute, et s&#8217;accorde sur cette phrase qui ne veut plus rien dire.</p>
<p>Cela s&#8217;est apparemment réellement déroulé comme ça pour les aromates BIO, alors lorsque le cas des algues est arrivé, et pour ne pas se dédire, la même phrase vide de sens a été copiée-collée. Et il s&#8217;agit là de la seule contrainte de traitement pour des algues séchées BIO. Dommage.</p>
<h2>Nul n&#8217;est sensé ignorer la loi&#8230; du label</h2>
<p>Au final, l&#8217;aspect différenciant du label BIO est donc bien mince&#8230; Il ne concerne que les produits utilisés pour nettoyer les machines et les installations. Pour le reste, les critères sont égaux aux réglementations ou aux pratiques en vigueur partout.</p>
<p>Aucun intérêt ? Je n&#8217;ai pas dit ça, d&#8217;abord parce que cela crée des contrôles obligatoires, et des déclarations qui ne sont certes pas nouvelles, mais leur contrôle et les exigences de  traçabilité le sont. C&#8217;est aujourd&#8217;hui une réelle garantie pour les clients. Ensuite, cela a obligé la profession à discuter de normes, cahiers des charges, pratiques, ce qui est un réel pas en avant.</p>
<p>Il faut rappeler que c&#8217;est le premier label auquel les algues marines sont éligibles, et aujourd&#8217;hui le seul.</p>
<h2>Un label qui a peut-être essentiellement une valeur de précédent</h2>
<p>En regardant un tout petit peu plus loin, les conséquences de la mise en place de ce label discutable, sont indiscutables, elles. Zonage du littoral, coordination IFREMER, CEVA, Affaires Maritimes, Syndicats professionnels, Ministères, Préfecture maritime, synthèse des classements par zone, mise en évidence des blancs, et parfois des incohérences, etc. Nous avons essuyé des plâtres, mais aussi mis en place des mécanismes de coordination, des partages de pratiques et de référentiels (Projet AlgMarBio avec Inter Bio Bretagne), qui pourraient bien devenir stratégiques pour le développement de la culture des algues, mais aussi plus largement pour le développement de toutes les activités économiques innovantes basées sur la valorisation de la frange littorale.</p>
<p>Du côté d&#8217;aleor, nous planchons d&#8217;ores et déjà sur un cahier des charges réellement différenciant, garantissant une gestion durable et un respect de la matière première, cahier des charges qui a vocation à devenir un label d&#8217;algues de culture, le premier du genre, qui sera diffusé au sein de l&#8217;association des Légumiers de la Mer, regroupant les professionnels dont l&#8217;activité principale ou accessoire est la culture des algues en mer. Mais nous en reparlerons très bientôt&#8230;</p>
<p>La base de l&#8217;esprit du BIO commence à dater, et on voit bien que ce label ne continuera à se développer que s&#8217;il sait intégrer les préoccupations de circuits courts, de commerce équitable, ou encore intégrer des notions régionales. Alors effectivement, triturer un label pour l&#8217;adapter tardivement à un sujet pour lequel il n&#8217;a pas été conçu amène forcément à un résultat bancal, mais qui constitue un précédent de grande valeur, et ouvre la porte aux référentiels de demain.</p>
<p>En clin d&#8217;oeil et puisque nous parlons tout de même un peu d&#8217;aleor, nous avons aujourd&#8217;hui des pratiques qui correspondent déjà à des standards bien plus ambitieux, charge à nous d&#8217;en faire des références sur le marché !</p>
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		<title>Quand la Bretagne se réveillera !</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 05:58:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai eu aujourd&#8217;hui le privilège de rencontrer quelques-uns des acteurs majeurs à l&#8217;échelle mondiale en algoculture. A ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai eu aujourd&#8217;hui le privilège de rencontrer quelques-uns des acteurs majeurs à l&#8217;échelle mondiale en algoculture. A l&#8217;occasion du salon <a href="http://www.saferseas-brest.org/" target="_blank">SaferSeas</a> qui s&#8217;est déroulé jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui à Brest, une délégation du<a href="http://www.bretagne.fr/internet/jcms/prod_36500/la-province-du-shandong?folderId=prod_36507&amp;customcid=TF071112_5054"> Shandong</a>, province chinoise jumelée avec la Bretagne, était venue en nombre afin de rencontrer les acteurs maritimes français et européens présents. Et là-bas, il est évident que lorsqu&#8217;on dit &laquo;&nbsp;acteurs maritimes&nbsp;&raquo;, on parle aussi d&#8217;algoculteurs.</p>
<p>Invités à les rencontrer par <a href="http://www.pierka.net/">Pierre Karleskind</a>, conseiller municipal et communautaire de Brest et conseiller régional que je remercie chaleureusement pour son entremise, Marc Danjon (DGA du <a href="www.ceva.fr">CEVA</a>) et moi-même avons pu nous frotter à ni plus ni moins que le plus gros algoculteur au monde, et à la responsable de la première région au monde en termes de culture d&#8217;algues.</p>
<p>Quelques chiffres sans commentaires pour illustrer les &laquo;&nbsp;forces&nbsp;&raquo; en présence :</p>
<ul>
<li><img class="alignleft size-full wp-image-1463" title="aleor rencontre chine" src="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/05/aleor-rencontre-chine1.jpg" alt="" width="189" height="240" />Nombre d&#8217;habitants : Shendong 100 millions, Bretagne 3 millions</li>
<li>Surface de culture d&#8217;algues : le seul producteur chinois présent 4000 ha, la totalité des surfaces en France réparties sur 5 algoculteurs 30 ha</li>
<li>Production annuelle en poids frais cultivé : le producteur chinois présent 300 000 tonnes, la totalité en France &lt;200 tonnes</li>
<li>Prix de la laminaire sortie de l&#8217;eau : 60€/tonne d&#8217;algue cultivée en Chine, 37€/tonne d&#8217;algue sauvage en France, 1350€/tonne d&#8217;algue cultivée en France</li>
<li>Application des laminaires produites : 70%colloïdes &#8211; 30% alimentaire en Chine, 99,9% colloïdes en France</li>
<li>Exportation vers le Japon, 1er consommateur mondial : Maximale en Chine, plafonnée par des quotas d&#8217;exportation, &#8230;inexistante en France</li>
<li>&#8230;</li>
</ul>
<p>Au-delà du choc des ordres de grandeur, nous avons pu vérifier que nous avions la même vision de cette activité, qu&#8217;eux réalisent chaque jour. Nous leur avons montré des photos de ce que nous faisions,et leurs conseils, les voici :</p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Faites de la co-culture, dès le début. Celui qui produit des algues en plus d&#8217;ormeaux ou d&#8217;huîtres a tout gagné !&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;Il faut créer des entreprises pour chaque étape : écloserie, grossissement et récolte, premier traitement, transformateur secondaire, etc. Segmentez pour industrialiser chaque étape, c&#8217;est la clef du succès global&nbsp;&raquo;</li>
<li>&laquo;&nbsp;L&#8217;accès aux espaces, voilà ce qui est primordial&nbsp;&raquo;</li>
</ul>
<p>Ces messages nous confortent dans nos démarches. Le projet <a href="http://aleor.eu/innovation/chaco/">CHACO</a> développe la co-culture algues coquillages, la démarche Breizh&#8217;algue vise à une structuration de la filière en une chaine de valeur organisée, contrairement au mille-feuilles d&#8217;entreprises faisant tout de la cueillette au produit fini comme c&#8217;est trop souvent le cas aujourd&#8217;hui, et nous menons des discussions avec le ministère de la pêche pour inclure la thématique algocole et surtout polycole dans les schémas d&#8217;occupation des espaces marins. Toutes ces démarches n&#8217;en sont qu&#8217;à leurs débuts, et les inerties sont importantes, mais les masses commencent à frémir, et se mettre en mouvement. La région Bretagne se saisit du dossier, les industriels du secteur se coordonnent (au sein du cluster PMNS, au sein de l&#8217;association des légumiers de la mer, le CEVA déploie sa nouvelle organisation, etc.), à nous tous de faire en sorte que ce mouvement s&#8217;amplifie.</p>
<p>Avec beaucoup de gentillesse nos interlocuteurs nous ont rassuré sur le fait que 30 ans en arrière, ils en étaient là aussi. Alors, quand la Bretagne se réveillera&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>CHACO, quand la culture d&#8217;algues s&#8217;invite chez les conchyliculteurs, premiers résultats</title>
		<link>http://aleor.eu/2011/05/chaco-quand-la-culture-dalgues-sinvite-chez-les-conchyliculteurs-premiers-resultats/</link>
		<comments>http://aleor.eu/2011/05/chaco-quand-la-culture-dalgues-sinvite-chez-les-conchyliculteurs-premiers-resultats/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 May 2011 09:11:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[filière]]></category>
		<category><![CDATA[une]]></category>

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		<description><![CDATA[Un projet collectif qui affiche ses premiers résultats CHACO (Co-culture Huitres-Algues sur Concessions Ostréicoles) est un projet ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un projet collectif qui affiche ses premiers résultats</strong></p>
<p><img class="size-medium wp-image-1421 alignright" title="CHACO algues culture " src="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/05/01Q-PA-800-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" /></p>
<p>CHACO (Co-culture Huitres-Algues sur Concessions Ostréicoles) est un projet dans lequel aleor a une place déterminante. Vous pouvez accéder à une description complète de ce projet <a href="http://aleor.eu/innovation/chaco/" target="_self">ici</a>. Nous vivons actuellement les premières récoltes issues de ce test, qui sera conclu par une restitution avec le CNC et le CEVA le 9 juin. Mais le sujet intéresse déjà, et suffisamment pour que la presse locale en fasse sa une cette semaine.</p>
<p>L&#8217;accroche utilisée par la journaliste,&nbsp;&raquo;pour sauver son emploi&nbsp;&raquo;, n&#8217;est certes pas la plus aspirationnelle, mais elle reflète bien la réalité, et la nécessaire diversification actuelle de certains ostréiculteurs, heurtés par la mortalité des juvéniles d&#8217;huîtres.</p>
<p>Je vous laisse lire l&#8217;article dans son intégralité pour découvrir la teneur exacte du propos mais cette une est révélatrice de l&#8217;intérêt croissant pour ce qui est maintenant enfin perçu comme une filière industrielle en plein essor, et au devenir prometteur.</p>
<p>Bien sûr, rien n&#8217;est gagné, et nous espérons et mobilisons nos efforts afin que ce test se transforme rapidement en une activité complémentaire rémunératrice pour les conchyliculteurs, tout comme en une source de production de matière première tracée et de qualité pour la filière des algues bretonnes, qui en manque cruellement.</p>
<p>Aleor joue dans cette première phase un rôle déterminant, assurant en collaboration avec le CEVA le rôle d&#8217;écloserie et de garant du rachat de la matière produite. Toutefois, la vision va bien au-delà, et consiste en l&#8217;émergence d&#8217;une communauté de producteurs, dans laquelle plusieurs écloseurs, et plusieurs primo-transformateurs assurent aux conchyliculteurs volontaires pour se lancer dans l&#8217;aventure à la fois des plantules de qualité, une assistance scientifique et technique, mais surtout des débouchés pérennes.</p>
<p>Dans quelques semaines nous vous tiendrons au courant des résultats de cette première phase de test, qui a premis d&#8217;échantillonner une vingtaine d&#8217;ostréiculteurs volontaires.</p>
<p>Vous pouvez consulter la revue de presse relative à ce projet <a href="http://aleor.eu/decouvrez-aleor/presse/" target="_self">ici</a>.</p>
<p><a href="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/05/PressedArmor110511.pdf"><img class="size-full wp-image-1425 alignleft" title="Télécharger l'article complet" src="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/05/VignettePdA110611.gif" alt="" width="200" height="184" /></a></p>
<p><strong>Appel à collaboration</strong></p>
<p>J&#8217;en profite pour lancer ici aussi notre appel à collaboration sur ce projet. Afin de construire une filière de masse critique suffisante et géographiquement étendue, nous recherchons des écloseries, des primo-transformateurs mais aussi bien sûr des conchyliculteurs opérant des concessions en eaux profondes. N&#8217;hésitez pas à nous contacter <a href="http://aleor.eu/communiquons/" target="_self">ici</a> !</p>
<p><a class="icon_text icon_download" href="http://aleor.eu/wp-content/uploads/2011/05/PressedArmor110511.pdf">téléchargez l&#8217;article complet</a></p>
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		<title>Marées vertes, algues vertes, élevages, sable et subventions&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Apr 2011 08:44:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[filière]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Arrêtez vos salades&#160;&#187;, c&#8217;est ainsi que FNE a interpelé dans le métro parisien avec des affiches 4 ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Arrêtez vos salades&nbsp;&raquo;, c&#8217;est ainsi que FNE a interpelé dans le métro parisien avec des affiches 4 par 3 les visiteurs du salon de l&#8217;agriculture. La démarche a soulevé un tollé, le sujet soulève les passions, et ce qui est sûr, c&#8217;est qu&#8217;avec cette salade, beaucoup ont réussi à faire une soupe dans laquelle se noyer&#8230; Alors au risque d&#8217;ajouter à la cacophonie ambiante, et puisque aleor est chaque jour interpelée sur le sujet, voici quelques éléments de réflexion que je souhaiterais partager ici.</p>
<p><strong>Les algues vertes incriminées ne sont pas plus toxiques que les poireaux</strong></p>
<p>Les espèces d&#8217;algues incriminées, les <em>Ulva sp., </em>sont des algues reconnues par l&#8217;AFSSA comme étant des algues alimentaires <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;source=web&amp;cd=2&amp;ved=0CCYQFjAB&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.ceva.fr%2Ffre%2Fcontent%2Fdownload%2F330%2F2133%2Ffile%2Fr%25C3%25A9glementation%2520algues%2520MAJ%25202010.pdf&amp;rct=j&amp;q=liste%20des%20algues%20alimentaires%20ulva%20sp%20afssa&amp;ei=KC2tTau-C8Ka8QOnxanzAQ&amp;usg=AFQjCNHsjvL6bWXZfssVgVRdJnriArtJmg">(lire ici)</a>. Elles sont consommées de manière traditionnelle dans plusieurs points du globe, et ce depuis des siècles. En revanche, comme tout végétal, sa putréfaction entraîne l&#8217;émission de gaz de décomposition, parmi lesquels H2S. Un tas d&#8217;algues qui pourrissent est donc aussi dangereux qu&#8217;un tas de légumes, ou encore d&#8217;herbe coupée qui pourrit. Alors quand un journaliste vous vend à gros titre &laquo;&nbsp;l&#8217;algue tueuse&nbsp;&raquo; <a href="http://www.wikio.fr/article/120916675">(lire ici)</a>, ou &laquo;&nbsp;l&#8217;algue toxique&nbsp;&raquo; <a href="http://lci.tf1.fr/science/environnement/2009-08/la-toxicite-des-algues-vertes-a-l-etude-4897256.html">(lire ici)</a>, le raccourci est plus dangereux que l&#8217;ulve, car il y a en effet un sujet de préoccupation, mais à désigner un faux coupable, on arrête l&#8217;enquête&#8230;</p>
<p><strong>Les marées vertes sont un symptôme naturel en réaction à une forte concentration de nutriments dans des baies peu agitées</strong></p>
<p>Si par pollution on entend présence excessive d&#8217;un élément par rapport à l&#8217;état naturel du milieu, il convient de dire que nos baies bretonnes sont pour certaines polluées par des nutriments venus du continent. Ils sont charriés par l&#8217;eau de ruissellement, vers le littoral, et se concentrent dans le cas des baies peu agitées, qui renouvellent peu leur eau. Les sources premières de ces nutriments sont multiples : déjections animales (ou humaines) non traitées, amendement des cultures, décomposition naturelle de végétaux. Si le phénomène s&#8217;est intensifié au cours des dernières années, les raisons aussi sont multiples : intensification des cultures et élevages certes, mais aussi destruction des zones humides de bord de mer. Ces zones jouaient le rôle de &laquo;&nbsp;digesteurs&nbsp;&raquo; des nutriments issus du continent. Les marais en amont des plages, étaient de formidables filtres naturels, épurant l&#8217;eau, captant les nutriments. Mais pour pouvoir construire un front de mer, et éviter les moustiques, on a asséché ces zones, et de fait organisé le déversement direct des eaux de ravinements dans la mer. Si vous jetez de l&#8217;engrais dans une plate-bande labourrée, les plantes opportunistes pulluleront. Il en va de même en mer, où les Ulves, reines de la photosynthèse, profitent de cette manne inespérée pour s&#8217;épanouir. Exagérément ? de notre point de vue, mais il faut bien admettre que les végétaux s&#8217;épanouissent à la mesure exacte de la quantité de nutriments que nous mettons à leur disposition. Et par cela, le rôle d&#8217;épuration normalement rempli à terre en zone humide par les roseaux, herbes de marais et autres gueules de loups, est rempli en mer par les Ulves. Si elles n&#8217;étaient pas là, la nature n&#8217;aimant pas le vide, on pourrait même craindre qu&#8217;elles ne soient remplacées par des Cyanobactéries, qui sont toxiques et/ou urticantes, pour certaines d&#8217;entre elles.</p>
<p><strong>Cycles de l&#8217;azote, du sable et des subventions</strong></p>
<p><strong> </strong>Le débat a pris une tournure particulière à la suite de la mort d&#8217;un cheval, enlisé jusqu&#8217;aux épaules, et dont l&#8217;autopsie a révélé que la mort pouvait avoir été partiellement causée par le H2S <a href="http://www.letelegramme.com/ig/dossiers/alguesv/algues-vertes-l-autopsie-du-cheval-relance-la-polemique-04-08-2009-495331.php">(lire ici)</a>. Ce cheval avait des relations haut placées à mon avis, car peu après, le premier ministre de la République Française accompagné de 3 ministres se rendaient sur les lieux de sa mort, pour annoncer au milieu d&#8217;une nuée de journalistes que l&#8217;Etat prenait ce problème de santé public très au sérieux, après avoir dû parcourir la quasi totalité de la plage de St Michel en Grèves pour pouvoir immortaliser ces décisions devant un tas d&#8217;algues vertes échouées <a href="http://www.liberation.fr/economie/0101586340-fillon-se-charge-des-algues-vertes">(lire ici)</a>. Alors on promet des subventions, pour financer le ramassage des algues sur les plages. On venait d&#8217;amorcer en grande pompe le financement du cercle vicieux de l&#8217;azote, du sable et des subventions&#8230; Je m&#8217;explique. Rappelons que :</p>
<ol>
<li>L&#8217;utilisation d&#8217;algues vertes en épandage (directement ou en compost) ne rentre pas dans les calculs de plans d&#8217;épandage, elles ne viennent donc pas en substitution mais en plus des amendements minéraux,</li>
<li>En Bretagne, les terres sont lourdes et le sable les rend plus fertiles, mais il est bien sûr interdit d&#8217;aller prélever du sable sur les plages, et le sable vendu est cher.</li>
</ol>
<p>Vous voyez le piège se refermer ? Le voici : en finançant le ramassage des algues sur la plage, on finance en fait le prélèvement des algues et du sable  <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%A9e_verte">(lire ici)</a>, le tout étant épandu sur les terres proches du littoral (le transport est cher) afin d&#8217;entrer en décomposition et participer à l&#8217;amendement des sols. Ajoutez la dose normale d&#8217;engrais minéraux puisque le calcul du plan d&#8217;épandage ne prend pas en compte les algues, et quelques pluies plus tard, le tout se retrouve de nouveau en mer&#8230; Ce système mène donc à une augmentation de la dose d&#8217;azote épandue en bord de mer. Et quand vous avez le malheur de proposer des voies alternatives ou modificatives, les différents échelons bénéficiaires de subventions pour lutter contre ce déchet toxique plus surveillé que le plutonium crient au scandale. Un petit élément de preuve officieux : les cargaisons d&#8217;algues destinées à l&#8217;épandage sur les terres sont composées à 40% de sable en masse, celles qui sont destinées au compost dans des centres de traitement n&#8217;en contiennent que 20% en moyenne. Et pour entretenir une bonne ambiance et le statu quo, on montre du doigt les éleveurs, les agriculteurs, on dit que pour que cela change il faudrait diminuer de moitié l&#8217;activité agricole en Bretagne. Et comme cela semble difficilement envisageable&#8230; le débat est tué.</p>
<p><strong>Des pistes vertes </strong></p>
<p>Errare humanum est sed perseverare diabolicum, alors est-il sans doute temps de pousser quelques pistes, vertes elles aussi. Bien sûr l&#8217;effort de diminution d&#8217;émission de nitrates doit être poursuivi, je dis bien poursuivi, puisqu&#8217;il est d&#8217;ores et déjà bien engagé et porte ses premiers fruits. C&#8217;est d&#8217;ailleurs à ce titre que la campagne FNE me semble meurtrière, elle stigmatise une communauté engagée dans des efforts depuis déjà plusieurs années, semant la zizanie là où le dialogue s&#8217;était installé, dénigrant les premiers progrès, que tout le monde sait insuffisants, mais aussi très encourageants. Ensuite, pourquoi ne pas rétablir une fonction de capture des nitrates en mer mais avec des algues fixées ? Nous proposons de cultiver des algues sur support dans les baies concernées par le problème des marées vertes. Nous pourrions ainsi créer de l&#8217;activité, capter les nitrates, et produire des matières premières dont l&#8217;industrie et l&#8217;export manquent cruellement aujourd&#8217;hui. Les marées vertes peuvent aussi être captées avant d&#8217;arriver sur le sable, des expériences sont en cours <a href="http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/algues-vertes-les-tests-se-poursuivent-29-07-2010-1003726.php">(lire ici)</a>, et être valorisées en alimentation humaine <a href="http://www.ptitchef.com/tags/recettes/laitue-mer">(lire ici les recettes)</a>. Aussi étonnant que cela puisse paraître, des entreprises bretonnes importent des Ulves fraîches par avion depuis Israël pour préparer certaines spécialités aux algues et d&#8217;un autre côté nous en &laquo;&nbsp;détruisons&nbsp;&raquo; environ 50 000 tonnes par an en alimentant le cycle de l&#8217;azote&#8230; devenons plutôt exportateurs !</p>
<p>Ces algues comportent de nombreuses molécules d&#8217;intérêt pour la chimie verte (pigments, ulvanes, etc.), sont des aliments et compléments alimentaires reconnus, pourquoi alors se limiter au pire des usages, qui consiste justement à les laisser pourrir dans les champs, qui ne crée pas d&#8217;emplois, qui s&#8217;appuie sur des subventions c&#8217;est à dire sur de l&#8217;argent public, et pour couronner le tout entretient le problème ? Nous assistons là sans aucun doute aux obsèques les plus onéreuses jamais organisées pour un cheval&#8230;</p>
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		<title>Celui-ci veut cultiver du goémon ! Ma doué !</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Dec 2010 23:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà en gros et dans le texte d&#8217;origine la réaction de mes interlocuteurs lorsqu&#8217;en 2003 je leur ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>Voilà en gros et dans le texte d&#8217;origine la réaction de mes interlocuteurs lorsqu&#8217;en 2003 je leur exposait ma volonté de venir m&#8217;installer en Bretagne pour cultiver des algues en mer. Il faut se mettre à leur place. Je ne suis pas breton, je viens de finir mes études, je suis ingénieur, spécialisé en génétique, et titulaire d&#8217;un master à HEC, enfin je reviens de 3 mois passés au Japon à la fac de Tokyo. Bref, je n&#8217;ai pas le profil du goëmonier, à moins que&#8230;</div>
<div>
<div class="divider_padding"></div>
</div>
<div>A la fin de mon cursus d&#8217;ingénieur, j&#8217;étais prédestiné à travailler dans la pharmacie, les OGM ou les armes biologiques. Lors de mon stage de fin d&#8217;étude, je modifiais le code génétique de bactéries pour leur faire synthétiser des principes actifs de médicaments. Base après base, j&#8217;ajoutais du code au programme interne de ces organismes, extase pour tout ingénieur généticien.</div>
<div>
<div class="divider_padding"></div>
</div>
<div>Pourtant, l&#8217;aspect artificiel de la tâche me gênait. Pourquoi modifier, avec tous les risques que cela entraîne, alors que nous ne savons même pas utiliser simplement ce qui existe et que nous connaissons mal ?J&#8217;ai alors regardé vers les vides, ces zones où l&#8217;on sait que l&#8217;on ne sait pas, où l&#8217;on suppose. Les micro algues faisaient l&#8217;objet en ces années de toute l&#8217;attention des chercheurs à travers le monde. On découvrait l&#8217;immensité de leurs potentiels, on commençait à creuser la possibilité de les produire en grandes quantités. Et puis juste à côté, je suis tombé sur les macro algues, et leur incroyable paradoxe en Europe : une matière première végétale très disponible, avec des potentiels de culture énormes le long de nos côtes, des applications très nombreuses, des savoirs développés dans nos laboratoires de recherche, un marché mondial établi, mais pas de réelle filière locale.</div>
<div>
<div class="divider_padding"></div>
</div>
<div>J&#8217;ai alors consacré une partie de mon master à creuser et documenter ce paradoxe, chercher le loup, puis je suis au Japon pour voir de mes yeux ce à quoi pouvait ressembler une filière algues, et leur poser la question de la raison de l&#8217;inexistence de la filière en Europe. Ils m&#8217;ont simplement répondu que cela devait venir des européens eux-mêmes, une réponse Zen en quelque sorte. Après la domestication de la culture et de l&#8217;élevage à terre, de l&#8217;élevage en mer, il devenait évident que l&#8217;Europe, le vieux continent, n&#8217;avait pas mené sa 4ème révolution, celle de l&#8217;algoculture.</div>
<div>
<div class="divider_padding"></div>
</div>
<div>Ce sont pourtant des végétaux connus depuis toujours, cultivés en extrême orient depuis plus de 1000 ans, auxquels les traditions chinoises, japonaises, mais aussi incas attribuent des vertus très importantes. Elles ont même servi de monnaie pour payer ses taxes à l&#8217;Empereur du Japon. Et du côté de chez nous ? Et bien les côtes de la Manche sont identifiées par les experts comme un des 5 sites les plus fertiles au monde pour les macro-algues, jouissant d&#8217;eaux de très bonne qualité et d&#8217;une biodiversité remarquable. Qu&#8217;en fait-on ? A peu près rien jusqu&#8217;au XXè siècle. On les a ensuite exploitées quelques décennies pour les brûler et utiliser la cendre obtenue pour faire de la teinture d&#8217;iode, ou de la potasse. Depuis les années 70 on en récolte de nouveau, pour extraire des colloïdes, ces épaississants utilisés aussi bien dans l&#8217;alimentaire que dans les encres, et qui sont produits en France dans 2 usines qui appartiennent aujourd&#8217;hui à groupes étrangers.</div>
<div>
<div class="divider_padding"></div>
</div>
<div>Nous valorisons cette ressource en moyenne 50€/T et 99,995% de notre production est basée sur la cueillette, là où le reste du monde valorise ses algues en moyenne 500€/T et en produit 90% par culture. L&#8217;Europe est restée à l&#8217;age de la cueillette pour les algues marines, et ce malgré ses connaissances en aquaculture, en exploitation marine, en biologie marine, et sa richesse en biodiversité algale. Et si l&#8217;on zoom à l&#8217;échelle de la Bretagne le &laquo;&nbsp;manque à produire&nbsp;&raquo; est encore plus criant. Une région construite sur l&#8217;agriculture, l&#8217;élevage, la pêche et la pisciculture, mais qui ignore l&#8217;algoculture. Une région dense en industries agro alimentaires, au premier rang Européen sur de nombreuses productions courantes, mais absente malgré ses atouts de ce marché mondial de l&#8217;algue qui représente pourtant près de 5Md$. Une région qui a inventé la thalassothérapie et l&#8217;a exportée aux quatre coins du monde avec ses valeurs de santé et de bien être liés à la mer mais qui ne sait pas utiliser les bienfaits de ses propres algues. La France a la deuxième plus grande emprise maritime au monde, mais cultive 300 fois moins d&#8217;algues que la Tanzanie.</div>
<div>
<div class="divider_padding"></div>
</div>
<div>L&#8217;algue brille par son absence ! C&#8217;est pourtant un aliment hors pair, dont la culture ne nécessite pas d&#8217;espace cultivable, pas d&#8217;eau douce, pas d&#8217;engrais, pas de pesticides ni d&#8217;insecticides. C&#8217;est aussi une matière première pour la cosmétique, la para pharmacie, et demain matin pour la pharmacie, les bio matériaux, la chimie verte, les bio carburants. Rien qu&#8217;autour de l&#8217;ïle de Bréhat, 600 espèces sont recensées, mais seules une vingtaine est utilisée. Chaque jour de nouveaux résultats scientifiques sont publiés sur les propriétés étonnantes de ces organismes en alimentation, en soin, ou autres. Alors, oui, celui-ci, il veut cultiver du goémon, et cette volonté s&#8217;appelle aleor.</div>
<div>
<div class="divider_padding"></div>
</div>
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